Parlons de la fièvre…

19 Jan 2018

Bonjour!  Je vous offre un extrait de mon atelier
« Soins naturels pour petits et gros bobos »
Notez qu'il ne reste que 2 jours pour les inscriptions!
(Vous pouvez aller voir le descriptif de l’atelier sur cette page ou à « manondoulamasso »

 

                                              Alors: Parlons de la fièvre!

 

 

 

    Un petit bébé, c’est tellement vulnérable, tellement précieux, tellement fragile! En tant que maman, nous sentons non seulement le « devoir » de le protéger, mais ce sont nos trippes qui y sont engagées! 

    Le premier rhume nous serre le cœur! C’est difficile de voir notre protégé ayant de la difficulté à respirer. S’il se fait mal, ses pleures nous tordent les boyaux! Mais qu’est-ce qui inquiète le plus les parents généralement?... La fièvre!

    Une des premières choses à entrer dans la pharmacie pour bébé est généralement le tempra. Avec ça, on se sent en sécurité. On relaxe! Elle peut se pointer la fièvre, nous l’attendons! Et elle ne fera pas long feu!

 

    Ainsi, nous croyons sincèrement faire le mieux pour notre trésor.

Et qu’est-ce qui fait si peur dans la fièvre? La déshydratation, les convulsions, le délire…

 

    Pour mieux saisir ce qui se passe dans cette condition fiévreuse, comprenons bien le phénomène :

    La fièvre est en fait une amie! Elle est un moyen de défense de notre corps. Elle a pour objectif d’aider notre système immunitaire à combattre. Comment ? Et bien parce qu’une température élevée constitue un environnement hostile et inapproprié pour le développement des agents infectieux.

    Votre enfant a de la fièvre ?  C’est donc une « bonne nouvelle », cela veut dire que son organisme fonctionne bien ! Médicalement parlant cela veut dire que le corps de l’enfant utilise son mécanisme de défense naturel pour combattre l’infection. Cela induit la diminution puis l’arrêt de la reproduction des bactéries ou virus responsables de l’infection.

 

    La fièvre a plus d'un tour dans son sac. Elle est bel et bien un moyen d’auto défense qu’il s’agira d’utiliser et non de réprimer. Chercher à lutter contre ce symptôme revient à s'opposer aux processus de défense, autrement dit à contrecarrer les efforts curatifs mis en place spontanément par l’intelligence du corps dans un but d'auto guérison. La fièvre n'est pas une maladie, c'est un signal d'alerte en même temps qu'une arme puissante. On peut désactiver un système d’alarme, mais cela n’éloigne en rien les intrus… Celle-ci ne sert pas seulement à augmenter la température, ce qui inactive les virus et ralentit la croissance des bactéries, champignons, parasites… Mais aussi à permettre au corps de se défendre grâce à l'augmentation du rythme cardiaque et de la vitesse de circulation du sang ; cette dynamique vise à garantir un transport plus rapide des moyens de défense (nos soldats) de l'endroit de leur production jusqu'au lieu de l'infection, et de rapidement éliminer les toxines et déchets de la bataille en cours. Elle accélère également la production des globules blancs (les fameux soldats) dans la moelle osseuse et elle stimule les réactions chimiques qui aident les cellules du corps à se régénérer. Quel travail exceptionnel n’est-ce pas!

 

    Cette intelligence de Vie qui nous habite est à mon avis à honorer et supporter.

Elle est sans aucun doute le meilleur moyen de retrouver la santé, sans devoir avoir recours à des suppresseurs de symptômes (tempra, aspirine, antibiotiques) qui laissent le corps sans moyen, sans force, et détruisent la précieuse flore intestinale, base de notre système immunitaire (en ce qui concerne les antibiotiques). Ce qui constitue la porte ouverte des récidives et des pathologies chroniques.

 

    Ceci dit, cela ne signifie aucunement qu'il faille laisser monter la fièvre de façon anarchique et sans surveillance. Il peut quand même arrivé qu’un corps manquant de ressource se retrouve dépassé par un intrus trop virulent! Le mieux est de bien observer et d’accompagner le corps pour l’aider dans son processus. 

    Le plus important est de surveiller l’état général du petit malade. Pour certains, une fièvre à 38°C peut abattre et mettre à bout de force, pour d'autres, une fièvre à 40°C reste supportable sur un temps limité. Si l’enfant est enjoué, rit, mange, s’amuse…Il n’y a assurément pas à s’inquiéter. Une fièvre de petite intensité (jusqu’à 39°) peut avoir multiples raisons (infection virale, dent qui sort…) qui sera aisément géré par le corps. Et s’il s’agit d’une des maladies normale de l’enfance, laisser le corps produire ses anticorps sera précieux pour une réhabilitation rapide! 

 

    Souvent par contre, la fièvre va rendre l’enfant amorphe, grincheux, fatigué. On surveillera alors d’un peu plus près.

 

    Voici quelques gestes que nous pouvons poser et qui accompagnent de façon soutenante ce processus précieux.

 

    Pour éviter la déshydratation, pensez à lui proposer souvent à boire même s'il ne vous le demande pas. La fièvre générant souvent de la transpiration élimine beaucoup d’eau du corps. Il est important que celui-ci en ait un bon apport. Cela remplace l’eau évacuée, apportant un peu de bien être en aidant à baisser la température (la chaleur étant évacuée avec l’eau renouvelée, maintenant le processus de transpiration) et aide le corps à bien processer tout ce qu’il doit faire.

    Pour le bébé allaité, il est toujours très souhaitable de continuer l’allaitement. Ainsi, il est beaucoup moins inquiétant de le voir cesser de manger. Il reçoit dans le lait maternel, tout ce dont il a besoin pour se soutenir pendant longtemps et de plus, est hydraté par celui-ci.

 

    Parlant de manger… Très souvent, l’enfant proche de son instinct refusera de manger. Ne jamais le forcer. En cas de fièvre supérieure à 38°C, le corps a besoin de concentrer ses forces sur sa défense et non en digestion ; par ailleurs les enzymes digestives ne sont plus aussi efficaces à partir de 38°C.

 

    Quand la fièvre dépasse 39 degré, il peut être intéressant de donner un petit coup de pouce au corps pour l’aider à évacuer chaleur et toxines. Plusieurs solutions naturelles peuvent aider de façon intéressante en supportant les processus physiologiques plutôt que d’aller à l’encontre par une médication chimique :

 

-Couvrir le front et le cou avec un linge tiède soulagera un peu.

 

-Faire transpirer l’enfant. Tant que le corps transpire, il n’y a habituellement pas de danger, la chaleur s’évacuant. Pour ce faire, nous pouvons mettre bébé en peau à peau avec un des parents sous les couvertures. La transpiration stimulée le protégera contre les convulsions en faisant sortir l’excès de chaleur et les toxines du corps. Ce qui encouragera le retour à l’état d’équilibre et de santé plus rapidement.

 

-Un bain tiède (1 degré en dessous de la température corporelle) peut aider à soulager et faire baisser doucement une fièvre trop intense.

Une autre option au niveau du bain est de le faire plus chaud et y ajouter une infusion concentrée d’achillée millefeuille qui stimulera la transpiration avec tous ses bienfaits. (On peut en même temps faire boire un peu de l’infusion, avant qu’elle ne se concentre trop. Celle-ci aide à combattre l’infection, éliminer les gaz de l’intestin, débarrasse le corps des toxines…) Pour les enfants plus âgés, le gingembre séché est également très efficace pour stimuler la transpiration en ouvrant les pores de la peau (bien doser parce qu’en trop grande quantité cela peut faire une sensation de brûlure sur la peau). 1/4T à 1/2 T selon la grosseur du bain et la sensibilité de la peau. (Pour les enfants j’irais plus avec 1/4T)N.B. : Ne pas prendre de bains froids car ils ont tendance soit à faire baisser trop drastiquement la température, ou au contraire (selon comment le corps réagira) à faire monter la température interne du corps : la réponse du corps au froid est la production de chaleur.

 

-Une autre bonne intervention est de lui faire un petit lavement soit simplement avec de l’eau ou encore mieux avec une infusion de cataire. Celle-ci l’aidera à expulser le mucus et les toxines qui encombrent souvent son intestin, et fera ainsi baisser la fièvre de façon naturelle, le corps ayant évacué ce qu’il avait besoin de sortir. (L’intestin étant le lieu privilégié ou la lymphe transporte les déchets de la bataille en cours). On peut acheter de petite poire à lavement spécifique pour les bébés à la pharmacie. (Je me garde une petite gêne pour cette intervention avant 4 mois)

 

-Donner également une plante qui aidera son corps à combattre (échinacée, usnée, hydraste en glycéré, ou autre selon les différents symptômes autre que la fièvre). La cataire est entre autre une excellente compagne pour l’enfant. Elle apaise, soulage la douleur et rend plus facile l’acceptation des malaises (pour ne nommer que quelques une de ses propriétés utiles dans ce cas).

 

-Câlinez-le au maximum. La maman et le papa, par leur effet rassurant et protecteur vont permettre d’apaiser l’enfant.

 

    En ce qui concerne les convulsions, elles font beaucoup plus peur qu’elles ne sont dangereuses normalement. Avant tout, ne paniquez pas. Même si elles sont impressionnantes, les convulsions fébriles ne mettent pas votre enfant en danger. Les convulsions s'arrêtent d'elles-mêmes souvent au bout d’1 à 5 minutes et ne laissent pas de séquelles. Elles peuvent survenir chez les enfants de 6 mois à 5 ans (avec un pic de 1an à 3 ans) et durent au maximum 10 à 15 minutes. Elles apparaissent parfois même avant que l’on s’aperçoive que l’enfant fait de la fièvre. Elles peuvent être causées par une combinaison de facteurs comme une montée rapide de fièvre, des conditions génétiques (si l’un des parents a déjà eu des convulsions), parfois même lors d’une baisse rapide de température.

    Il n'y a pas lieu de s’inquiéter si: la crise de convulsions se présente lors d’une fièvre, dure moins de 5, si votre enfant récupère en moins de 10 minutes (revenant à son état normal d’avant la crise), s’il n’y a pas de récidives en 24h, s’il a moins de 5 ans, et s’il n’a pas d’autres symptômes inquiétants.

 

    En revanche, écouter toujours votre instinct. Il peut être intéressant de consultez votre pédiatre pour qu'il examine votre enfant afin de s'assurer que cet épisode était bien une convulsion fébrile. 

 

    Petite parenthèse qui n’appartient pas au sujet de la fièvre et juste pour être certaine de me faire bien comprendre, je précise ici :

    Premièrement de toujours écouter votre instinct de mère.

   Ensuite : QUAND FAUT-IL APPELER LE 911 lors de convulsions?

Si votre enfant convulse et: 

il a moins de 6 mois ou plus de 5 ans ;

il a une maladie neurologique connue ;il n'a pas de fièvre ;ses lèvres ou ses mains sont bleutées ;sa respiration est difficile ;

il a une paralysie après la convulsion ;il fait plusieurs épisodes de convulsions en 24 heures ;

les convulsions ne sont pas symétriques et ne touchent qu'un seul côté du corps ;

la crise dure plus de 5 minutes ou il récupère en plus de 10 minutes.

    Ces crises convulsives dites "compliquées" se manifestent plus souvent chez des enfants de moins d'un an. Elles sont beaucoup plus rares et peuvent être le signe d'une maladie sous-jacente.

 

    Comme je le disais, la transpiration prévient le risque de convulsions. Selon certains naturopathes, il est possible que des gaz qui montent au cerveau soient également responsables de convulsions. Un petit lavement en cas de forte fièvre aiderait également l’évacuation de ces gaz et par conséquent éviterait les convulsions.

 

    Tous les conseils sont à moduler suivant l'âge de l'individu, son énergie vitale, la force de la fièvre, les autres symptômes, votre instinct et le diagnostic s’il y a lieu.

 

    Quand consulter?

    Observer votre enfant et encore une fois, faites confiance à votre intuition de mère. 

Si la fièvre passe 40 ou 41 degré, selon les autres symptômes de l’enfant.

Si l’enfant éprouve des douleurs à la tête, raideur dans la nuque, vomissement accompagnant la fièvre (on pourrait craindre alors une méningite)

Si la fièvre perdure au-delà de 3-4 jours. Cela peut aussi signifier que le corps s'épuise et n'arrive pas à lutter contre l'infection qui dépasse les capacités de défense du malade. (Je suggèrerais d’accompagner le corps plus intensément avec des produits naturels adéquats travaillant en synergie avec celui-ci dès la deuxième journée de fièvre afin d’éviter d’en arriver à cette étape. Bien sûr, les conseils d’une spécialiste dans le domaine peuvent s’avérer précieux pour encourager le processus de façon suffisamment efficace dans ces conditions.)

Si le bébé est âgé de moins de 3 mois.

Si la fièvre s'accompagne d'une diarrhée abondante et de maux de ventre ;

S‘il y a des difficultés respiratoires (pauses respiratoires, respiration rapide et plus courte, respiration irrégulière, signes de détresse respiratoire...)

 

     La prévention : .

    Offrir une hygiène alimentaire saine est de loin la meilleure prévention possible. Tout ce qui entre dans notre corps nourri ou détruit la vie en lui (en l’encrassant plus ou moins intensément). Éviter tous les aliments sucrés et industriels et privilégier les fruits et légumes de saisons en toute circonstance en est la base. Se tourner vers le Biologique fait également une grande différence (évitant tous les produits chimiques grandement néfastes pour le corps : pesticides, conservateurs, hormones de synthèses… Déséquilibrant le corps) Je pourrais ici parler pendant des heures de cet aspect à la base de notre santé.

Cela fera peut-être le sujet d’un autre atelier!

 

    Faire de la prévention, c’est faire en sorte que le terrain de votre enfant soit le plus sain possible, afin d’empêcher la maladie de s’installer. En lui procurant une alimentation saine, vous supprimez déjà environ la moitié des soucis possibles.

 

    La santé n’est pas l’absence de maladie. C’est lorsque notre Être entier est dans son plein potentiel! Lorsque notre corps fonctionne parfaitement, étant capable de nous servir dans ce que nous souhaitons faire, de combattre efficacement tout intrus voulant s’y introduire, et générant une sensation de joie en nous. Ce qui mène à la santé ou la soutient, est ce que nous choisissons de faire pénétrer en nous au quotidien. Et ce à tous niveaux!

 

    Comme pour le médecin, il est toujours très utile d’avoir dans son carnet de références le nom d’une herboriste ou naturopathe si nous ne sommes pas suffisamment connaissant dans le domaine soi-même. À moins d’une urgence, ça devrait être la personne première à contacter selon moi.  La santé de notre enfant n'en serait assurément que mieux préservé et nous éviterions de longues heures inconfortables à l'urgence!

 

    Alors voilà, j’espère que cet article vous sera utile.

 

    Ce que je pourrais dire en guise de conclusion :

    Le corps possède une intelligence de vie impressionnante! Si nous nous donnons la joie d’apprendre à connaître ses mécanismes merveilleux, si nous le respectons, si nous apprenons quelques notions de soins naturels pouvant le soutenir, nous et nos précieux protégés ne nous en porterons que mieux.

 

    Et comme pour l’accouchement ou l’on encourage la femme à faire confiance à son corps et à l’intelligence de Vie en elle, apprendre à faire confiance à cette nature Divine aidera à relaxer et donc à être plus à l’écoute de son instinct de mère (non troublé par la peur excessive) et ainsi guidera vers les soins les plus appropriés pour votre trésor. Pour faire grandir cette confiance, comme pour la préparation à la naissance, apprendre quelques notions de bases sur notre corps, sur les merveilles de la nature à son service sont des fondements très utiles.

 

    Alors si le cœur vous en dit, bienvenue à mon atelier où nous pourrons partager sur ce sujet passionnant qu’est l’intelligence de Vie en nous et autour de nous!

 

    Au plaisir!

                 Manon (Doula, Naturothérapeute, massothérapeute))

 

 

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