Le vécu à l'accouchement Versus La confiance en soi dans notre rôle de mère

 

 

 

 

   Le rôle de parent est si complexe que nous ne pouvons l’apprendre à l’école.  Il comporte une foule de compétences à développer pour aider notre enfant à bien se  développer à tous niveaux.  Pas seulement l’éduquer, mais l’Élever… Vers son plein potentiel! 

Comme futurs parents (et particulièrement la mère), nous pouvons être intimidés en pensant à ce rôle important que nous allons bientôt tenir.  Plusieurs questions nous traversent souvent l’esprit : est-ce que je vais être à la hauteur? Comment vais-je savoir ce dont mon bébé a besoin?...

   Tout ça s’apprend sur le tas comme on dit.  Et rien n’est plus vrai!   En même temps, certaines choses peuvent nous y préparer.  Et l’une d’elles ayant un grand impact est le vécu lors de l’accouchement.

 

   Explorons donc ce sujet fascinant!

 

   L’aventure commence par ce bedon dans lequel un petit Être se développe en très grande partie grâce à vous, en Co création avec l’Intelligence de Vie qui vous habite!  Chose hautement honorable qui subit une grande dévaluation dans le système médical.

 

    Quand une femme passe toute sa grossesse à se faire dire qu’elle doit faire tel test pour vérifier que tout va bien, tel autre pour vérifier le risque de telle problématique, puis tel autre pour surveiller… Qu’on lui mesure la bedaine et la pèse pour surveiller que tout se déroule selon les normes établies,  et qu’à 37 semaines on commence à lui parler de la possibilité de provoquer son accouchement si jamais les contractions ne commençaient pas d’elles-mêmes à 40 semaines…     Il est facile alors pour  la femme de se sentir comme un facteur de risque pour son enfant...  Alors qu’elle est en fait  la Terre d’accueil Parfaite qui fait croitre son enfant et le mettra au monde avec tout ce qui est prévu par la nature et l’intelligence Divine en elle!   

     Si pendant sa grossesse la femme remet son pouvoir dans les mains des autres pour lui dire tout ce qu’elle doit faire sans prendre de décision en fonction de ce que son corps lui dit, de ce qu’elle ressent, d’informations adéquates qu’elle va chercher… Elle ne développe  pas son autonomie, ses compétences.   Et si en plus à la naissance on la prend en charge… Que ce sont les autres encore qui décident quand elle va accoucher, comment elle va accoucher… Les autres qui savent mieux et sont les experts… Comment peut-on espérer qu’après la naissance cette femme ressente tout à coup sa compétence?!  Qu’elle se sente être l’experte alors qu’elle n’a jamais été considérée ainsi et qu’elle atterrit dans un espace si intensément bouleversant!  Avec un si petit être fragile qui dépend d’elle en même temps qu’elle se remet d’un si grand chamboulement dans sa chair, qu’elle tente de comprendre ce qui se passe maintenant dans son corps, dans ses émotions…

 

   Une femme qui arrive seule avec son conjoint à l’hôpital, vivant une certaine intensité de craintes et d’insécurité devant l’inconnue et la douleur, se faisant offrir de percer la poche des eaux à l’arrivée, puis l’épidurale dès les premiers instants où elle se sent dépassée. Qu’elle reçoit du pitocin pour palier à son corps qui ne sécrète apparemment pas suffisamment d’hormones pour le bon déroulement du processus… Puis se fait coacher intensément pour pousser son bébé alors qu’elle ne sent pas suffisamment son corps et que le Md doit mettre ses doigts dans son vagin pour qu’elle sente ou pousser…

 

   Cette femme a une expérience bien différente que si elle avait fait un bon début de travail à la maison en se sentant en sécurité avec une accompagnante en qui elle a confiance pour savoir si tout est normal, où elle aurait pu apprivoiser la douleur avec son conjoint qui lui,  aurait apprivoisé son rôle de supporteur avec la guidance de l’accompagnante.  Lieu familier ou elle se serait senti à l’aise de bouger, manger, se reposer, aller dehors comme bon lui semble et où l’accompagnante aurait pu la guider vers certaines possibilités de soulagements en l’encourageant à écouter son corps.  Arrivée à l’hôpital, cette femme aurait présenté son plan de naissance et aurait poursuivi  son travail sans qu’on lui offre des interventions dont elle n’a pas vraiment besoin, mais qui pourraient la tenter dans sa grande vulnérabilité du moment.  Bien sûr cela aurait été intense aussi, mais lorsqu’elle aurait douté d’elle-même, que l’intensité lui aurait fait peur et qu’elle aurait cru ne plus pouvoir… Elle aurait été accueillie dans son émotion, encouragée, et toutes les chances sont qu’elle aurait pu replonger en elle et poursuivre…  Jusqu’à donner naissance à son enfant dans une position facilitant la poussée qu’elle aurait bien sentie. 

 

   Et peut-être aussi que cette femme, ayant dépassé quelques fois des limites qu’elle croyait sienne, fait tout ce qu’elle pouvait pour aider son bébé à naître, se serait retrouvé à un moment devant un vrai mur qu’elle n’aurait pas eu la capacité de franchir par elle-même à ce moment et qu’elle aurait eu besoin d’une aide médicale.  Mais le fait d’avoir fait tout ce qu’elle pouvait, d’avoir été au bout d’elle-même aurait fait la différence!

Lorsque ce que l’on propose à la femme pour la soulager est rapidement de la prendre en charge ainsi que son accouchement, elle devient un peu comme une spectatrice de celui-ci.À la merci des instruments, médications et de l’avis des professionnels qui l’entourent.Il y a bien sûr un soulagement de ne plus souffrir, mais en même temps une sensation de coupure de ce qui se joue de si grand!

 

   Toutes les chances sont que rendu à la maison, la femme qui a été « prise en main » se sente insécure dans sa capacité à prendre soin de son enfant. Pourquoi?Parce qu’elle n’a pas touché, ressenti ses compétences pendant l’accouchement.On a pris en charge la presque totalité de son accouchement.Son corps n’a apparemment pas su bien sécréter les hormones nécessaires et c’est le Md qui a dû lui dire comment et l’aider àsortir son bébé.Un sentiment d’incompétence peut facilement se créer ici et se transposer dans son rôle de mère.Elle vivra alors fort possiblement un manque de confiance en elle pour bien prendre soin de son bébé.Elle se sentira probablement insécure et dès qu’elle aura un questionnement, elle recherchera des réponses extérieures dans les gens qui l’entourent et se contredisent, ou elle se rendra à l’urgence de l’hôpital pour y passer des heures inconfortables avec tout ce quis’ensuit…

 

   Avoir une accompagnante ne garantit pas un accouchement physiologique aisé.  Par contre, il en favorise la possibilité.  Le fait de se rendre jusqu’au bout sans intervention n’est pas le but ultime.  Bien sûr il est souhaitable et souvent souhaité lorsque les femmes prennent conscience de l’importance de ce processus pour l’enfant qui arrive.  Mais le plus important est que chaque femme puisse aller au bout d’elle-même, peu importe quel est ce bout!  Tout est possible et l’humain est un Être complexe qui est influencé par beaucoup d’aspects autant physiques, qu’émotionnels et énergétiques.  L’important est que chaque femme ait l’environnement favorisant la possibilité pour elle de se sentir en sécurité.  Un mental apaisé favorise les processus physiologiques et diminue toutes les interventions.  Il lui permet de se déposer en elle, de se dépasser, d’aller au-delà de ce qu’elle croyait ses limites.  Et ainsi apprendre à aller puiser dans ses ressources et faire confiance à l’intelligence de vie qui l’habite. Un mental apaisé lui permettra également de mieux se connecter à son bébé pour l’accompagner dans ce passage intense pour lui aussi. Ce qui créera une empreinte positive chez ce dernier,  sur laquelle nous pourrions écrire beaucoup face à son importance!

 

 

   Il y a beaucoup plus de chances que la femme qui est allé puiser en elle, dans ses ressources insoupçonnées jusque-là, se sente beaucoup plus calme et confiante en ses capacités à prendre soin de son enfant.Elle sera plus confiante en son instinct pour lui dicter quoi faire.Elle saura mieux écouter les signes de son enfant puisqu’elle aura écouté son propre corps…Pendant sa grossesse, s’étant ouverte à recevoir des informations sur le fonctionnement naturel du processus de l’accouchement et ce dont il a besoin pour favoriser son bon déroulement, et ayant vécu l’expérience de conserver son Pouvoir plutôt que de le remettre dans les mains d’autrui, elle sera plus souveraine dans les soins à donner à son enfant plutôt que de remettre son pouvoir dans les mains des médecins.Elle et son enfant vivrontdonc moins d’inconfort dans les salles d’urgence et elle fera des choix avec plus de conscience plutôt que dans la peur, pour le plus grand bien de ce dernier! Il y aura donc moins de stress vécu, des choix plus « Juste » pour la santé de son protégé et le bien-être de tous!De grandes chances ici qu’elle bénéficie également d’un bébé plus calme que si elle vivait beaucoup d’insécurité, bébé étant une éponge des émotions qui l’entourent… Un cercle gracieux pour une belle lune de miel entre ces deux Êtres! Prémices d’une vie affective saine et harmonieuse pour ce petit Être qui imprègne ses premières expériences…

 

   Un  élément important pour la femme après son accouchement est la satisfaction.  Même dans un accouchement compliqué qui n’a pas été comme on l’aurait souhaité, si la femme sent qu’elle a tout donné, qu’elle a essayé différents outils, qu’elle est allé puiser dans ses compétences, elle en ressortira tout probablement avec une satisfaction d’avoir plongé profondément en elle!  Elle a tout donné et a composé le mieux possible avec ce qui se présentait!...

 

   Pour se donner toutes les chances  de bien vivre son accouchement, la femme a avantage à se préparer pendant la grossesse.  En intégrant certaines connaissances sur ce qui favorise les processus naturels de ce qui se joue de si grand en elle dans sa condition de Co créatrice de vie, en expérimentant certaines techniques lui permettant de mieux se détendre, en commençant dès cette période à faire des choix par elle-même, des choix éclairés par la conscience et non en s’en remettant aux « experts »… Elle amorce alors, ou renforci,  le chemin de la souveraineté en elle.

 

   Sachez mesdames qu’il n’y a pas plus grand expert que votre corps et son intelligence Divine pour savoir faire naître votre enfant.  Et il n’y a pas mieux que vous pour sentir ce qui se passe dans ce corps, sentir si votre enfant va bien ou s’il y a un problème, pas mieux que vous pour écouter ce corps et le suivre en laissant votre instinct  et votre sagesse vous guider dans ce grand passage!

 

   La compétence, c’est quelque chose qui se construit!  Développer  ses compétences maternelles se fait pendant la grossesse, l’accouchement, et se poursuit en post-partum.   L’accouchement étant l’espace le plus intensément initiatique qui soit pour la femme, où elle peut toucher son grand Pouvoir de donner et nourrir la Vie!

 

Maelle 

 

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