La doula du père

 

Quand un lien de complicité et de confiance se tisse entre le père du bébé à venir et moi, ça me donne du bonheur de doula. Plein, tout plein, comme quand on croque dans un chocolat croquant bien moelleux à l’intérieur. Menoum.

 

Souvent dès la première rencontre; quand il ose nommer ses craintes par rapport à l’accompagnement… Est-ce qu’il aura sa place en salle d’accouchement ? Est-ce que je serai une source de conflit entre les parents et l’équipe ? Est-ce que je connais les signes d’urgence ? Est-ce que je suis pour ou contre l’épidurale ?

 

Ses épaules qui relâchent quand je lui dis que mon objectif principal c’est que lui et sa blonde soient heureux de leur journée d’accouchement. Que la naissance de leur bébé, c’est LEUR moment d’intimité. Une nouvelle base pour leur couple et pour leur famille. Que quand ça va bien, j’adore voir les couples s’aimer, se soutenir, communiquer sans se parler… et que quand ça se passe ainsi, moi je ne fais que tenir l’espace. Pour protéger leur bulle.

 

Et puis les semaines tournent; on avance ensemble. Il comprend comment son rôle est important. Comment le corps de sa blonde est extraordinaire. Et l’admiration dans ses yeux. La tendresse devant ce ventre lourd, ses mains dessus.

 

Il sait maintenant que son calme et sa confiance pendant la naissance seront les meilleurs soutiens pour sa conjointe. Comment il pourra communiquer avec l’équipe pour éviter que la mère ne soit dérangée. Comment il pourra l’aider à sécréter ses belles hormones d’accouchement…. Plein d’endorphines grâce à ses caresses, plein d’ocytocine grâce à leur proximité ….

 

Parfois c’est lui qui m’appelle : "Tu lui diras de se reposer…", "C’est intense, là, on part !"

 

Au jour de l’accouchement, j’ai vu tellement de pères magnifiques. Courageux devant l’inconnu et l’intensité de tout ça. Soutenant la mère au creux de chaque vague et devant l’inattendu. Qui plongent parfois leurs yeux dans les miens, qui prennent ma main quand c’est trop fort, trop beau, trop trop !! Souvent je n’ai rien à dire; parfois je suggère. Ou je vulgarise. Pour soulager la mère, pour rassurer tout le monde. On partage la patience, les amandes, le café, les micro-siestes. On sourit, on rit en cachette. On danse quand ça se met à pousser, quelle joie ! Et on verse une petite larme quand la tête de ce petit bébé pointe à travers le corps de celle qu’il aime.  En cachette, parce que la mère est au centre d’elle avec son bébé. Au centre de sa tornade. Lui aussi il est un peu décoiffé, tout mou au centre car bien chamboulé.

 

Quel privilège. Comme ils sont beaux.

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22 Mar 2017

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